Les événements personnels de l'équipe

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Barbara Buatois : vélo, boulot, dodo !
Barbara Buatois est née en 1977 à Oullins (Rhône). Sportive dans l’âme, elle a pratiqué différentes
disciplines, y compris l’alpinisme et le vélo « droit ». C’est d’ailleurs lors d’un périple en VTC avec son compagnon, Julius Makuch, qu’elle découvre en 2002 l’existence du vélo couché : adieu douleurs aux
fesses, au dos, à la nuque, aux poignets, avec les « engins » qu’ils ont été chercher aux Pays-Bas, ils vont à présent parcourir la France et l’Europe en vélo couché.
C’est par hasard, à l’occasion d’un voyage en Autriche, que Barbara Buatois participe à sa première compétition de vélo couché, les championnats d’Europe, en 2002 : arrivée là avec Julius Makuch en simples spectateurs sur un tandem tricycle (pièce unique en France et très rare dans le monde), le couple s’est vu prié par les organisateurs de participer à la compétition…Première victoire ! A leur retour sur Paris, l’idée a fait son chemin dans la tête des deux sportifs : pourquoi pas ? Elle s’occupera de pédaler, Julius Makuch, « Docteur Julius » pour les intimes, s’occupera de tout le reste. Il sera coach, agent, technicien, diététicien, et… souffre-douleur ! de la future grande championne.
En 2003, Barbara Buatois entre au siège administratif du Vieux Campeur à Massy. Elle parcourt alors matin et soir les 34 km qui la sépare de son domicile en vélo couché, quels que soient le temps et les conditions. Elle a participé avec succès aux compétitions internationales de la discipline en 2005, et son entraînement est allé crescendo depuis, surtout avec l’acquisition de son « Velomobile Mango » (voir photos), clairement plus lourd que son vélo de course : certains week-ends, lors de sorties longues, elle peut tirer jusqu’à 30 kg, entre le vélo lui-même et tout ce que ses compagnons de route lui donnent à prendre dedans !
En vélo couché comme dans tous les autres sports, l’entraînement paie : les performances de Barbara pour 2006 sont d’ores et déjà exceptionnelles, et nous ne sommes qu’au début de la saison.

A bon entendeur…

Suite des événements :

Bordeaux-Paris (622km) les 24-25 juin .
Championnats du Monde du 5 au 7 août 2006 à Allègre (Haute Loire).
Tentative de record de l’heure sur le vélodrome de Bordeaux (août ou septembre) .
Courses à Cologne les 2-3 Septembre .
Championnats de Suisse à Interlaken les 23-24 Septembre
Performances (championnat d'Europe Cyclovision 2005/2006) :
Contre la montre individuel 1h : Première avec 39,45km parcourus (36,8 en 2005).
Course 3h : Première avec 37,6 kmh de moyenne (35,6 en 2005).
Course 45mn : Première avec 40,4 kmh de moyenne (38,9 en 2005).
Sprint 200m lancé : Troisième avec 53,7 kmh.
Sprint départ arrêté 50m : Deuxième.
Barbara à vélo
...au boulot
...bientôt au dodo

Jean-Luc Lombard, LA ROUTE DES VIEUX CAMPEURS

“Afin de créer un thème conciliant avec le plus de proximité, les intérêts de chacun ; j’aimerais mettre à profit une collaboration entre "Au Vieux Campeur" et un conseiller technique employé par Au Vieux Campeur.

Comme indiqué sur la carte (reprendre la carte page Instruments 21 du catalogue Orientation), le projet consiste à relier les enseignes implantées en France, seul et à pied dans un délai estimé entre soixante et soixante quinze jours, sur un parcours estimé à 1800 kilomètres.

Le tracé démarrerait sur un échauffement entre Paris et Strasbourg pour redescendre vers le sud sur Thonon et Sallanches puis bifurquer sur Lyon pour finir à Toulouse.

L’idée serait de faire connaître davantage la société sur les parcours de randonnées traversant les principaux massifs (les Vosges, le Jura, le nord-ouest des Alpes, le sud-ouest du Massif Central et l’Aubrac) durant la dernière partie de la saison estivale.”
Jeudi 11 août 2005

J’avoue avoir un petit peu pris le train jusqu'au début de la Seine et Marne pour commencer ma randonnée, ne raffolant pas des grandes banlieues moroses à traverser. De toute façon, c’est un échauffement, il me faut parcourir la plaine pour quelques centaines de kilomètres vers l'est.
 
 Quelques puits de pétrole et autres éoliennes plus loin, la vaste plaine monotone de la  Champagne pouilleuse se déroule lentement sous mes pieds, heureusement sous un crachin, le cagnard ayant été ce que j'aurais redouté le plus, sans une ombre à bâbord ni à tribord. Après de longs kilomètres, je parviens à franchir la Meuse et la Moselle, des départements agréables et verdoyants qui n’ont apparemment pas bien supporté le XX ème siècle.
 
 La Lorraine avec ses belles forêts de plaine en déviant Nancy par le nord.

Les Vosges, en transversale toujours à la boussole avant les vingt derniers kilomètres de champs de maïs jusqu'à Strasbourg où je rencontre mes collègues en plein centre-ville, rue du 22 septembre, après quinze jours et 520 kilomètres de marche (et même pas une ampoule).
Deux jours de répit chez une vieille connaissance, Fred et sa famille avant de prendre le train à Molsheim pour éviter vingt kilomètres de champs de maïs, et oui encore,  afin de me retrouver directement au pied des Vosges.
Dimanche 28 août
C'est en short que je suivrais la crête principale en quittant un GR pour un autre, durant une semaine en cette fin août ensoleillé. J'ai bifurqué à Markstein, avant le grand Ballon et sa départementale bruyante pour parvenir plein sud au Rossberg, deux cents mètres plus bas que le plus « haut sommet d'en face « mais nettement paradisiaque à coté. La descente sur Masevaux se révèle également être un bonheur de sentiers en sous bois entre les rochers.
Une petite étape de transition dans les plaines boisées du territoire de Belfort avant de retrouver les premiers soubresauts du Jura, où un coup de fatigue s’est fait sentir entre les gorges et les crêtes de la frontière helvète.
 
Il n’a pas plût depuis Strasbourg mais ce sont des trombes d’eau qui se sont abattues en longeant le Doubs et son fameux Saut. J’ai ensuite quitté une énième fois le GR 5  pour partir sur le plateau du Jura Suisse, que j’affectionne particulièrement pour sa convivialité.
 
Au bout d’un moment vers le sud, le relief s’inscrit dans la roche et il faut passer sur des passerelles métalliques entre des parois étroites sur un torrent sauvage.
 
Mais les suisses savent si bien faire les choses.
 
Un petit sommet à mille six cents mètres pour voir les Alpes mais trop de brume.
Les chemins dans la plaine sont vite goudronnés, ce qui peut-être bon pour le rythme mais pas pour les pieds.
Je suis arrivé à voir le massif alpin sur les rives du lac Léman, un coin très prisé où les vignes produisent un inégalable raisin, même si une consommation soutenue peut amener à entendre un coup de fusil insistant.
 
A Rolle, je prends le train pour Lausanne (pour ne pas traverser les grandes villes) puis le bateau jusqu’à Evian, pour ne pas traverser à la nage et le train jusqu’à Thonon, pour ne pas suivre la nationale.
 
La suite ne se fera plus qu’à pied.
Vendredi 9 septembre.

De Thonon, je salue mes collègues de l’avenue de Genève pour remonter tranquillement la vallée du Beuvron, où je resterai une journée entière avec mes vivres sous la tente près d’un ruisseau en sous bois à attendre que le mauvais temps passe.
 
Le col du Foron, la Bourgeoise, des points de passage dans le Valais pour descendre sur Samoëns. De là le GR 96 vous amène sur le désert des Platières, un ancien fonds marin de calcaire crevassé culminant à 2 500 mètres d’altitude.
Seul sur ce bout de planète extra-terrestre, en face d’un Mont Blanc paraît-il si fréquenté, je rejoins l’extrémité du plateau par une paroi toute aussi spectaculaire vers Sallanches par les balcons, en parcourant mon millième kilomètre tout en bas, sur terre.
Le vieux campeur à Sallanches se trouve comme à Thonon, en dehors de la ville sur la nationale, un moment de civilisation dans laquelle l’air de rien je me sens, après trente cinq jours de marche quelque peu décalé.

Plus haut, vers l’ouest, je m’offre l’un des plus beaux campings sauvages qu’il m’est été donné de pratiquer dans mon existence.

Un de ces moments à la fois banal et exceptionnel.

Plus haut encore voulant grimper aux abords de la Pointe D’Arreu, je croisais deux bouquetins scrutant le long pierrier et ne me portant pas la moindre attention , me laissant ainsi la chance de les photographier à outrance.

Après les Aravis, je rejoignais le plateau des Glières par les sentiers de maquisard, de circonstance dans un brouillard absolu.
 
J’ai voulu contourner Annecy par le nord, malheureusement, ce fut une succession de petites routes, certes tranquilles mais tellement inconfortables pour la voûte plantaire.
 
A Seyssel, ville médiévale au bord du Rhône , les choses sérieuses continuent. Le Bugey, pas vraiment réputé pour ses hauteurs étourdissantes s’avère, avec ses collines de barres rocheuses,  un bon casse jambe après les Alpes, en tout cas pour ce qui me concerne.
 
La plaine et le Rhône m’amèneront à Cours de la Liberté (dont pour le moment je ne suis pas à cours)


L’avantage avec Lyon est la proximité des monts du Lyonnais et du département de la Loire, introduction à l’Auvergne et ses plateaux de pâturages, de forêts, de ses hameaux qui compte souvent plus de maisons que d’habitants.
 
Fini les sentiers de grandes randonnées, c’est à la boussole qu’il faut continuer. Les dénivelés, les barbelés et de bons chemins qui ne vont pas dans la bonne direction.

Samedi 1er octobre

La Margeride, le pays de mes ancêtres. J’y ai rencontré plus de ramasseurs de cèpes que dans toute ma vie entière.
 
Je pénètre dans le fin fond de la Lozère par un temps humide et brouillasseux comme on peut en rencontrer quand on arrive sur l’Aubrac. Je resterai lors d’une quatrième et dernière journée de repos sous ma tente avec des vivres à côté d’une rivière au fond d’un vallon perdu en un lieu abandonné.

L’Aubrac sans le brouillard ne serait pas l’Aubrac, mais la chance aura été avec moi, le beau temps revenant de Nasbinals à Saint Côme d’Olt, sur la route de Compostelle, fréquentée comme il se doit. Un beau parcours dans la lumière automnale.
Plein sud dans la banlieue de Rodez, une pleine sensation de France profonde. Le sud de L’Aveyron se montre déjà un peu plus chaleureux. Enfin, le plus gros est fait.

Ne reste plus que depuis la région albigieoise je ne rejoigne en deux jours plus de cent kilomètres qui me sépare de Toulouse en essayant de tenir un bon rythme, de petites routes consistant principalement le chemin à part quelques escapades, me réveillant à quatre heures du matin, l’envie d’y aller. Maintenant que je sais que je vais arriver, je n’ai d’autre chose en tête que d’arriver, ne sentant ni mes pieds dont les routes, si petites soient-elles ont eu raison, ni mes épaules, ni mon corps, ni rien, le vent d’autan dans mon dos.
mardi 11 octobre

Après un peu plus de mille huit cent vingt kilomètres, l’arrivée ne fut pas très spectaculaire,  en plein centre commercial de la zone d’activité de Toulouse, un arrière (amer ?) goût de très vite où tout ces soixante deux jours passés en pleine nature se compresse d’un seul coup.

Des moments parfois très forts, un jour je réaliserai qu’ils sont inoubliables.
 
Un grand Merci à Fred, à José et Annie et à la famille Lombard de Lair.
Une grande reconnaissance aux hautes sphères du Vieux Campeur pour m’avoir particulièrement bien aidé.
Merci encore à martial Guyot et à celles grâce à qui vous pouvez voir ces images : Alexandra et Stéphanie.
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